30/10/2007 22:31:46 (294 lectures)
Bernard Heuvelmans
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Dans les toiles d'Alika Lindbergh, on pénètre d'emblée, ébloui, envoûté, en connivence, ravi. Ou alors on les fuit, saisi de malaise ou d'angoisse, comme si elles nous ouvraient la porte d'un monde intérieur dramatique sur lequel des résistances psychiques nous poussent à laisser tomber un épais rideau noir. Ces toiles sont comme des hublots ouverts sur un monde panthéiste, miraculeusement unitaire, où les frontières entre les règnes naturels, et même surnaturels, ont été abolies, univers peuplé de démons séduisants, de divinités animales et de monstres amicaux : femmes-felins ou femmes-tarsiers; hommes- végétaux noueux et ramifiés, et dieux de pierre aux yeux singulièrement vivants et fraternels.... |